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Brillante étude sur la Turquie et l'Europe

BRILLANTE ETUDE de "Correspondance européenne" (N°122 du 20 Novembre)
sur la Turquie et l'Europe
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Correspondance européenne
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Via G. Sacconi, 4/b I - 00196
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CE n.122 du 20 novembre 2004

SOMMAIRE:



Europe et Etats-Unis: quel pays est le plus libre ?

(Correspondance européenne)Au moment même où, aux Etats-Unis, onze référendums d'initiative populaire repoussaient à une majorité écrasante le "mariage homosexuel", le Commissaire de l'Union européenne Rocco Buttiglione s'est vu refuser la confiance du Parlement européen pour s'être opposé aux unions contre nature, bien que cette déclaration ait été faite à titre personnel.

M. Buttiglione a été qualifié, par un certain establishment politique et médiatique, de "croisé" et d'"intégriste", épithètes qui sont désormais réservées à quiconque défend, même humblement, la famille traditionnelle et les valeurs chrétiennes. Et pourtant, chacun sait que le ministre Buttiglione, un des leaders des mouvements politiques héritiers de la Démocratie chrétienne italienne, n'est absolument pas un "intégriste" et pas même un traditionaliste mais bien un représentant de ce catholicisme libéral et modéré qui distingue les convictions religieuses et morales personnelles de l'engagement du bien public. Les idées de M. Buttiglione ne sont en outre pas différentes de celles des artisans de la Communauté européenne, que furent Adenauer, De Gasperi et Schuman.

Les représentants de la nouvelle classe politique européenne n'hésitent cependant pas à renier les racines chrétiennes de l'Europe, qui sont également celles des pères fondateurs de l'Union. Ce qui est encore plus grave c'est le mépris qu'ils montrent à l'encontre de la très large majorité de l'opinion publique et surtout des principes dont elle s'inspire, principes qui sont à la base non seulement de la construction européenne - qui est une création historiquement récente - mais de cet Occident chrétien qui, à la suite de l'attentat contre les Tours Jumelles, se trouve face à un des défis les plus dramatiques de son histoire.

Qui qualifie de "croisé" le ministre Buttiglione et les catholiques qui, comme lui, défendent le concept traditionnel de société, utilise le même jargon que Ben Laden et les théoriciens de l'islam radical pour désigner leurs ennemis. Cela confirme qu'à côté du choc de civilisations entre islam et Occident, il existe aujourd'hui un autre choc de civilisations, plus profond, qui est interne au monde occidental lui-même.

A la fin des années soixante, on commença à parler en Europe de "droits civils" et on voulut opposer la civilisation du progrès, de la modernité et de la raison à celle de la tradition et des immuables principes religieux et moraux. Au nom de ces "droits civils", furent introduits dans les législations le divorce et l'avortement et, aujourd'hui, on voudrait introduire le droit à l'homosexualité, avec comme conséquence la répression du délit d'"homophobie". Il existe en un mot un affrontement de civilisations entre la vision de l'homme et du monde fondée sur l'ordre naturel et chrétien et le processus de déchristianisation qui, au nom de la "modernité", voudrait extirper non seulement les racines chrétiennes de la civilisation européenne, mais toute trace de la dimension religieuse de la vie sociale.

Le totalitarisme communiste n'est donc pas le seul à avoir voulu interdire le Crucifix comme symbole de l'opium des peuples. Le totalitarisme islamiste n'est pas le seul à interdire le Crucifix comme blasphème. Il existe également un totalitarisme laïque qui a en horreur le nom même de christianisme allant jusqu'à se refuser à l'évoquer même sur un simple plan historique, dans le préambule d'un traité constitutionnel. Un totalitarisme qui, comme cela a été le cas en octobre en Europe, a censuré la nomination d'un Commissaire européen parce que ses déclarations en faveur de la famille traditionnelle paraissaient incompatibles avec les dogmes du relativisme contemporain.

Il ne s'agit pas d'une persécution violente, mais d'un lynchage médiatique qui ridiculise et condamne à la marginalisation politique et culturelle quiconque se réclame des valeurs du christianisme et refuse le dogme du relativisme.

Les Etats-Unis qui, pendant de nombreuses années, ont constitué l'avant-garde du processus de sécularisation de la société, en ont mesuré les effets dévastateurs et ont désormais changé de cap. George W. Bush, bien qu'étant attaqué par la plus grande partie du système des médias, a obtenu un succès sans précédent. L'ensemble des commentateurs a admis que la contribution décisive à sa réélection est venue de cette "droite religieuse" dans laquelle se reconnaît la majorité du pays. Le correspondant à New York du quotidien italien "Corriere della Sera" a souligné l'influence sur le résultat d'éléments nouveaux comme " le refus de l'avortement, l'hostilité envers la recherche sur les cellules souches, le refus de la pilule abortive et le mépris envers les mariages de couples homosexuels. (...) La Bible a semblé constituer - pour au moins huit millions d'électeurs - une plate-forme meilleure que le documentaire anti-Bush Fahrenheit 9/11 du metteur en scène Michael Moore " ("Corriere della Sera", 4 novembre 2004).

L'intelligentsia progressiste et radical-chic qui, pendant des décennies, a imposé les modes sur les deux rives de l'Atlantique, se trouve actuellement en graves difficultés. Et c'est également pourquoi les Etats-Unis sont aujourd'hui un pays plus libre de l'Europe. (R. d. M.) (CE 122/01 du 20/11/04)

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Turquie: une nation née d'une purification ethnique

(Correspondance européenne) Les territoires de la Turquie actuelle sont pendant des siècles des terres gréco-romaines puis chrétiennes, tant que règne l'Empire byzantin. Au Xe siècle, cette situation commence à changer avec l'arrivée des Turcs Seldjoukides qui conquièrent peu à peu cette région. En 1299, un Empire ottoman se constitue et son pouvoir se confirme lorsqu'il s'empare, en 1453, de la capitale byzantine Constantinople. Depuis, comme le montre Gérard-François Dumont dans un dossier titré La Turquie, géopolitique et populations, publié à Paris dans la revue "Population et Avenir" (n° 670, novembre-décembre 2004), les territoires de la Turquie actuelle sont passés d'un empire dominant plusieurs peuples à un Etat-nation homogénéisé par la force.

Au cours des siècles, la géographie humaine de cette région change avec la "déshellénisation" du plateau d'Anatolie, et la présence croissante de populations turques musulmanes, tandis que les peuples auparavant installés deviennent des minorités. Mais des minorités dont l'importance restante est telle que l'Empire ottoman décide de les gérer en s'appuyant sur les hiérarchies religieuses. L'Empire distingue ainsi l'ensemble des musulmans, formant l'umma, qui sont les seuls à pouvoir exercer certaines fonctions, et les millet, terme qui désigne les " nations " non musulmanes de l'Empire.

L'administration impériale distingue principalement trois millet. La première est celle des chrétiens orthodoxes. Pour les Arméniens grégoriens, l'empire fonde à Constantinople un patriarcat. Enfin, l'Empire organise les juifs avec l'instauration progressive d'un grand rabbinat.
Les territoires de l'actuelle Turquie sont donc plurireligieux, même si l'une des religions, majoritaire au plan démographique, domine l'espace politique, faisant de l'Empire ottoman une grande puissance musulmane, qui prélève par exemple une taxe sur les chrétiens et les juifs dispensés de l'armée.

Ce système de protection des populations s'inspire d'un fort conservatisme qui obère l'ouverture de l'Empire aux évolutions des pays européens et notamment à l'amélioration des conditions de vie due aux révolutions sanitaires et industrielles. La Première Guerre mondiale lui est fatale et sa fin est officiellement consommée en 1922.
La majorité musulmane turque craint alors de voir ses territoires dominés sous l'effet de la dislocation de l'Empire, chaque minorité (grecque, arménienne, kurde...) étant porteuse de revendications, d'ailleurs aisées à justifier au regard de l'histoire de ces peuples.

Après une suite d'actions et de décisions, relevant rétrospectivement de ce qu'on n'appelait pas alors une " purification ethnique ", des territoires pluriethniques deviennent l'espace d'un Etat-nation homogénéisé dans son peuplement. Au début du XXe siècle, les Arméniens sont sans doute plus de 2 millions, soit 15 à 20 % de la population de l'époque sur le territoire actuel. L'Empire ottoman déclinant, prétextant que les Arméniens de l'Empire seraient prêts à se ranger du côté des Russes, décide de déporter les populations arméniennes de l'est de l'Anatolie vers les déserts de Mésopotamie et de Syrie.

Après l'arrestation, le 24 avril 1915, de l'élite arménienne d'Istanbul, c'est l'ensemble de la population arménienne qui est décimée au cours du premier génocide du XXe siècle, reconnu comme tel par le Parlement français en janvier 2001. D'une part, le nombre de victimes est considérable. Les autorités turques actuelles reconnaissent 300 000 morts arméniens. Selon les historiens, le chiffre se situe dans une fourchette entre 600 000 et 1,5 million de morts. D'autre part, ceux qui le peuvent émigrent, notamment vers le Caucase, la Syrie, la France et les Etats-Unis.

Concernant les Grecs, les mouvements de population résultent d'une guerre perdue. En 1920, l'armée grecque tente en effet l'annexion des territoires ottomans de l'Asie Mineure encore peuplés de grecs, notamment ceux des côtes d'Asie mineure. Mais au cours des années 1921-1922, les troupes de Mustafa Kemal Atatürk l'emportent et le conflit conduit au traité de Lausanne de 1923. Celui-ci organise des déplacements massifs de populations. 1,3 million de grecs doivent abandonner leur terre d'origine pour aller habiter dans les frontières de l'Etat grec, tandis que 300.000 Turcs vivant sur ces territoires partent vivre à l'intérieur de la Turquie.

Le traité de Lausanne prévoit également l'acceptation par la Turquie de l'existence de minorités non musulmanes et l'assurance d'une liberté de culte, d'éducation et d'expression, tout particulièrement à Istanbul, ville alors à minorité musulmane où devait régner la liberté religieuse. Mais l'engagement n'est nullement tenu. A la suite d'une sorte de volonté d'épuration, la politique liberticide menée par Ankara provoque l'exode des chrétiens grecs, des Arméniens survivants du génocide et de nombreux israélites. En 1971, le pouvoir turc ferme le seul séminaire orthodoxe existant encore, le collège théologique de Haiki, île proche d'Istanbul et en interdit tout autre. Les Turcs de confession orthodoxe ne sont donc plus qu'une poignée, environ 3.000, même s'ils comptent parmi eux le patriarche œcuménique de Constantinople.

En conséquence, l'Etat turc a considérablement homogénéisé sa population par rapport à la diversité religieuse existant auparavant. Sa proportion de musulmans est de 99,8 %, contre 99% en Iran, 95 % au Pakistan, 90 % en Egypte, 88 % au Bangladesh, 87 % en Indonésie...(F. B.) (CE 122/02 du 20/11/04)


Turquie: les arguments pour

(Correspondance européenne) Dans son numéro du 18-24 septembre 2004, le magazine britannique "The Economist" publiait un long article intitulé Pourquoi l'Europe doit dire oui à la Turquie. C'est un bon condensé des arguments en faveur de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et une excellente démonstration de leur faiblesse.

  • " La Turquie est déjà membre de toutes les autres organisations européennes comme le Conseil de l'Europe et l'OTAN ". Les Américains seront charmés d'apprendre que l'OTAN est une organisation européenne.
  • " Pourquoi se poser des questions dès qu'un pays candidat remplit les conditions d'admission ? " Justement la Turquie ne remplit pas encore toutes les conditions d'admission (voir le respect de certains droits de l'homme) tandis que le Japon ou l'Australie les remplissent déjà mais ne sont pas candidats.
  • Reste donc à savoir si la Turquie a un quelconque droit de se dire européenne. " Les traités européens - poursuit "The Economist" - sont vagues en ce qui concerne les limites de l'Europe, mais personne ne discute le fait qu'un morceau de la Turquie et sa plus grande ville Istanbul se trouvent sur le continent européen. La plus grande partie de Chypre, qui vient d'entrer dans l'UE est à l'est d'Ankara, la capitale de la Turquie. Bruxelles a estimé depuis 1963 que la Turquie était assez européenne pour se porter candidate. On ne peut donc revenir en arrière pour des questions de géographie ".
  • L'impact démographique. " Il est vrai que la Turquie est très peuplée et qu'avec ses 71 millions d'habitants, elle aura dépassé l'Allemagne et sera le premier pays de l'UE en population et aura donc un nombre proportionnel de sièges au Parlement européen. Mais même à ce stade elle ne représentera que 15 % de la population européenne et sera face à une trentaine de pays membres. Ce qui ne lui permettra pas de dominer l'Union ". La question démographique ne doit cependant pas être négligée. La population turque croît d'un million chaque année et sera forte de 82 millions en 2015 dépassant ainsi l'Allemagne qui non seulement va commencer à décroître, mais en plus devra compter avec une minorité turque toujours croissante. Cela s'ajoute aux quelque 20 millions de musulmans qui peuplent actuellement l'Europe. En outre la population turque est largement plus pauvre que celle de l'Union européenne, ce qui laisse augurer un transfert financier massif vers la Turquie et, en échange, une émigration massive des Turcs vers l'Union européenne.
  • Concernant l'islam, "The Economist" s'appuie sur l'argument que l'Europe n'est pas un "club chrétien". Il ajoute que " la Turquie est le seul pays (avec la France) à interdire le voile dans les écoles ", ce qui ne saurait suffire à rassurer les Européens tant qu'on essaie de punir l'adultère par la prison, tant qu'on nie les génocides arménien, grec et kurde et tant qu'on interdit la construction des églises. Enfin, il conclut que l'admission de la Turquie dans l'Union convertira les Turcs à la démocratie libérale, tandis qu'un 'non' risque de la jeter dans le camp opposé - argument qui se retourne contre lui-même et justifie les craintes des opposants. (C. B. C.) (CE 122/3 du 20/11/04)


Turquie : les arguments contre

(Correspondance européenne) L'inconsistance des arguments en faveur de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne apparaît encore plus clairement quand on fait la liste - interminable

  • des arguments contre. Les pourparlers d'adhésion de la Turquie à l'Union
européenne risquent de devenir inéluctables lors du prochain sommet européen, en décembre 2004. Ensuite, il faudra que les parlements des pays de l'Union ratifient l'accord. Comme les mêmes politiciens siègent à l'Europe et dans les aréopages nationaux, il ne fait aucun doute que, si le traité est signé à la fin de l'année, nous entamerons un processus difficilement réversible. Pourtant un sursaut de prudence et même de méfiance s'est manifesté ces derniers temps, renforcé par les propos intransigeants et agressifs du Premier ministre Erdogan. Il reste donc une chance.

  • La Turquie est un pays d'Asie dont 3 % du territoire se trouve accidentellement en Europe. Si l'argument géographique n'est pas pertinent, il n'y a pas lieu de parler d'Union européenne. Cet argument a comme corollaire que la Turquie est au centre d'une zone de conflits dans lesquels l'Europe serait irrémédiablement impliquée (Irak, Tchétchénie, Kurdistan, tensions avec la Syrie...) sans oublier que les frontières de l'UE seraient désormais communes avec l'Iran, l'Irak et la Syrie sans qu'on ait les moyens de les contrôler contre la pression des flux migratoires.
  • La Turquie compte 72 millions d'habitants et jouit d'un taux de natalité de 3,1 %. Elle serait le pays le plus peuplé de l'UE en 2015 sans compter les expatriés en Europe. Cette population jouira de la libre circulation dans tout le territoire de l'Union. Ce sera le renforcement des réseaux islamistes et la généralisation des conflits entre Turcs, Arméniens et Kurdes. C'est l'aggravation de tous les trafics du crime organisé, qui sont les plaies du continent : trafic de stupéfiants, trafics humains, prostitution et prostitution enfantine. En outre, c'est l'entrée en contact de l'Europe avec le courant panturque qui veut unifier l'espace turcophone, soit 200 millions de personnes. La Turquie accorde la double nationalité à tout ressortissant de cinq républiques turcophones qui en fait la demande (Azerbaïdjan, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Turkménistan). Les 130 millions de personnes concernées pourraient ainsi obtenir une carte d'identité turque et ensuite migrer sans entraves vers l'Europe, en application des accords de libre échange et de circulation des personnes au sein du "marché" européen.
  • La Turquie est un pays instable en proie à de grandes tensions internes. L'armée, détentrice de l'héritage de Mustapha Kemal, et qui possède la moitié de l'économie nationale, affronte la montée en puissance de l'islamisme qu'elle est en théorie chargée de contenir. Cependant le parti du Premier ministre lui-même est favorable à l'islamisme et de nombreux membres y prônent l'application, fût-elle progressive, de la Charia. Dans le contexte actuel, un retour en force de l'islam est à prévoir dans un pays laïcisé en surface et par la force. Cela alourdirait considérablement la présence musulmane dans l'UE et consoliderait avec l'Albanie, le Kosovo et la Bosnie, les pièces du puzzle musulman sur le continent européen.
  • Officiellement, la Turquie demande son adhésion à l'Union européenne pour aider son économie à décoller grâce à l'ouverture des marchés et aux subsides communautaires. Actuellement, l'UE lui accorde déjà un milliard d'euros d'aides annuelles. Il faut croire que de nombreuses puissances financières européennes espèrent tirer profit de cet élargissement et lorgnent à la fois vers un marché en expansion et un réservoir de main-d'œuvre à bon marché. Cela signifie aussi dans un premier temps la délocalisation de nos industries. Mais c'est aussi l'entrée du petit - mais performant - complexe militaro-industriel israélo-turc en concurrence directe avec les industries européennes. C'est encore la libre circulation d'une main-d'œuvre concurrentielle habituée aux bas salaires. Tout cela sans compter l'avertissement de Franz Fischler, Commissaire européen à l'Agriculture : " Le coût annuel de cette admission pour le budget européen dans le seul secteur agricole serait plus important que pour les 10 nouveaux membres réunis " ("Financial Times", 10 septembre 2004).
  • En outre, cela signifie la négation du génocide arménien (de 1 à 1,5 million de morts), la perpétuation de l'occupation et de la division de Chypre, la négation des droits culturels des minorités (Kurdes, Grecs, Arméniens), l'importation de mœurs politiques étrangères à nos conceptions occidentales. (C. B. C.) (CE 122/04 du 20/11/04)

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Turquie: l'enjeu stratégique

(Correspondance européenne) En appuyant la candidature turque à l'Union européenne, les Etats-Unis ne font que répondre à des évidences dictées par la géopolitique. La Turquie est un coin enfoncé dans le monde musulman. Il vaut mieux l'avoir dans son camp que contre soi. Si la Turquie est membre de l'UE, sa fidélité au monde occidental est consolidée. Si elle ne l'est pas, elle développera irrésistiblement une réaction anti-occidentale - donc islamiste - dirigée contre l'Europe et les Etats-Unis. Il importe peu aux Etats-Unis que ce soit l'Europe qui fasse les frais de ce plan. Une autre façon de voir le projet est de prêter aux Etats-Unis le dessein d'affaiblir l'Europe par l'entrée de la Turquie, en ruinant sa cohésion.

Il est vrai que la Turquie est le seul allié de l'Etat d'Israël au Moyen Orient. C'est mettre tous les alliés américains dans le même camp et refermer ainsi la pince sud du dispositif militaire américain en Méditerranée. Mais il n'est pas sûr que ce calcul soit réellement favorable aux Etats-Unis à long terme. Au lieu de l'occidentalisation de la Turquie, c'est plutôt l'islamisation de l'Europe qui est à craindre et cela peut se retourner contre eux. Alors c'est l'isolement de l'Etat d'Israël et de la Russie par la formation d'un formidable bloc musulman ou simplement pro-musulman en Europe.

Les déclarations récentes ont vu revenir à la surface le souvenir des glorieuses batailles que la chrétienté a soutenues contre l'islam : Lépante, Vienne, guerres balkaniques. Le Commissaire européen Frits Bolkenstein a lui-même évoqué l'inutilité de la victoire chrétienne de Vienne en 1683 si la Turquie venait à être admise dans l'Union. Avec ces souvenirs, remonte aussi à la surface l'antique "peur turque" qui, depuis le Moyen Age, a habité les peuples et dirigé la politique étrangère de l'Europe. La récente béatification de l'empereur Charles d'Autriche-Hongrie a ici une portée providentielle car l'Autriche a été pendant des siècles le rempart contre les Turcs et l'âme de la reconquête.

Il est peut-être temps de l'invoquer d'ici le 13 décembre. Il est temps aussi de lire ou de relire La Chute de Constantinople de Steven Runciman où se trouvent racontés les derniers moments d'un autre empereur, Constantin XI, qui voyant des remparts sa ville investie par les hordes turques, ne put soutenir la vue de ce spectacle. Il se dépouilla des insignes impériaux et, après s'être signé, se rua dans la mêlée avec quelques fidèles. On ne retrouva jamais son corps. (C. B. C.) (CE 122/5 du 20/11/04)


Livres: Droit vers l'azur

(Correspondance européenne) Dans son dernier livre (Droit vers l'azur. Souvenirs, préface de Vladimir Volkoff, Ed. Consep, Paris 2003), Daniel Raffard de Brienne retrace sans indulgence ni sentimentalisme le long itinéraire de sa vie avec un goût du détail et de la précision qui manifeste le profond sérieux de son inspiration d'écrivain.

Les Souvenirs entrent pour ainsi dire dans le vif quand, arrivé au XIV° chapitre, l'auteur annonce : " Une fois libéré des soucis professionnels, je vais me consacrer presque entièrement à lutter contre la désintégration de l'Eglise et de la société ". Ce sont les années qui suivent immédiatement le Concile Vatican II, un événement qui a laissé des dévastations profondes dans la vie de l'Eglise et de la société. Raffard de Brienne n'est pas demeuré insensible au désastre.

Il est l'un de ces hommes encore capables d'indignation, même s'il cache la force de ses sentiments derrière le voile de l'ironie. Il se jette dans la mêlée comme acteur, imprimant un rythme vertigineux à ce qui est pour la majeure partie des hommes de son temps est l'age tranquille de la retraite. Conférencier à succès, auteur de livres et de brochures vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires, doué d'un style brillant et de la capacité de vulgariser les thèmes philosophiques et théologiques les plus difficiles, il parcourt la France et l'Europe dans tous les sens et se démontre bientôt comme une figure importante du groupe des "écrivains" catholiques contemporains.

Sa nomination à la Présidence de l'Association des écrivains catholiques de langue française et à celle du C.I.E.L.T., l'association d'étude du Saint-Suaire, couronne son engagement intellectuel. En trente années de militantisme, sa biographie s'entrelace avec celle du monde traditionaliste, à l'intérieur duquel il se meut avec prudence mais également avec une suprême indépendance, prenant la mesure de ses vertus et de ses faiblesses humaines. " C'était - rappelle-t-il - comme marcher sur l'arête d'un toit " (p. 225).

Sous l'aspect de l'intérêt historique pour le lecteur, Raffard de Brienne aurait pu commencer son livre page 219, taillant la première partie et étoffant la seconde. Il est appréciable qu'il ne l'ait pas fait. Il n'a pas voulu écrire les mémoires d'un traditionaliste mais celles d'un homme de son temps, dont la vie de famille et professionnelle est inséparable de son militantisme traditionaliste.

En écrivant cette œuvre, Raffard de Brienne a accompli un acte de courage intellectuel. A une époque qui veut se débarrasser du passé afin de s'immerger dans le présent et dans l'éphémère, proposer les souvenirs de sa propre vie est un acte par lequel l'auteur s'oppose au totalitarisme de la pensée unique qui refuse tout ce qui est patrimoine personnel, à commencer par l'identité et la mémoire.

La signification des Souvenirs de Daniel Raffard de Brienne est résumé par ces mots tirés de son introduction : " Je pense qu'il est du devoir de chacun de faire connaître ce qu'il a su du passé ". L'accomplissement consciencieux des devoirs de la part de chacun, au niveau familial, professionnel mais également public, religieux et moral est le fil conducteur d'une vie menée à l'enseigne de la cohérence qui devient en elle-même une valeur à transmettre. (R. d. M.) (CE 122/06 du 20/11/04)

 


Date de création : 20/11/2004 00:00
Dernière modification : 25/08/2005 23:05
Catégorie : Information


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