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Les traductions liturgiques en question... pour 2012
par M. l'abbé Bernard PELLABEUF (étude parue dans l'Homme Nouveau N° 1507 du 17/12/2011) ndlr : sous-titre de la rédaction de lunivers.info : Les Missels actuels vont-ils être périmés ? Faut-il donc encore les acheter ? Depuis l'Avent, nous allons vers une nouvelle traduction du missel plus conforme au missel romain en pays de langue anglo-saxonne. À quand une nouvelle traduction pour les pays francophones ? Depuis plus de quarante ans, les Français ont droit dans leur missel à des traductions incorrectes des textes liturgiques (voir en note quelques exemples). Il serait temps d'y remédier. Dès leur parution, les traductions liturgiques en français ont fait l'objet de critiques bien argumentées, mais dont on n'a jamais tenu compte, pas plus que de Liturgiam authenticam (publiée par la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements, le 28 mars 2001), instruction parue il y a dix ans, qui fixait les normes à observer dans les traductions et demandait que soient révisées les traductions existantes qui ne suivaient pas ces normes. Les diocèses français sont-ils encore de rite romain, et la foi exprimée par leur missel est-elle encore pleinement la foi catholique ? Le traducteur du missel romain en français est un faussaire, qui a très souvent inventé un autre texte que celui qu'il était censé traduire. Une réduction de l'idée de sacrifice : Ainsi il y a un refus constant d'affirmer la différence de nature entre le sacerdoce des fidèles et celui des prêtres, pourtant solennellement rappelée par le concile Vatican II. Ce refus est lié à une réduction de l'idée de sacrifice: le traducteur rend «victime » par « sacrifice », et «sacrifice » par «offrande », et ainsi de suite. Y a-t-il pour lui nécessité d'un sacrifice ? Sans doute pas, car on trouve une diminution du sens du péché : le mot au pluriel en latin passe au singulier en français, ce qui en fait une abstraction. L'allusion au péché originel, dans la quatrième prière eucharistique, a disparu. D'ailleurs la Vierge Marie n'a pas été préservée du péché originel, mais seulement de ses séquelles (préface de l'Immaculée Conception), etc. Bref, depuis quarante ans le peuple chrétien, et pas seulement dans les pays francophones, est privé d'une source féconde de méditations sur des thèmes centraux de la foi catholique et de la spiritualité romaine. Face à ce scandale l'Église a réagi dans Liturgiam authenticam, comme nous l'avons vu. Or tout l'establishment liturgiste de l'Église dite de France s'est dressé contre son application. « Si vous critiquez les traductions officielles, vous prenez vos distances par rapport à Paul VI ! C'est avec son mandat qu'elles ont été approuvées ! » s'est même écrié un jour un vétéran des réformes post-conciliaires. Mais les approbations données sous Paul VI l'ont été à la hâte, quand l'élaboration de textes liturgiques en langues vernaculaires n'avait fait l'objet d'aucune réflexion. Aujourd'hui l'Église peut édicter des normes. Mais pourquoi nos liturgistes devraient-ils obéir au pape ? Le texte latin qui nous fait prier pour «notre pape et notre évêque», devient «le pape et notre évêque» : la juridiction immédiate du pape sur chacun des fidèles est mise entre parenthèses. Trois hypothèses possibles D'où vient donc cette opposition ? On peut avancer trois hypothèses, qui d'ailleurs se complètent. •D'abord, il y a le fait que ces diminutions dans le texte français vont dans le même sens que les changements d'accents entre le nouveau missel et l'ancien. On a par exemple placé en semaine les oraisons parlant de péché et de pénitence, car le dimanche est le jour de la Résurrection : pour la majorité des fidèles, il y a un manque. En français, ce changement de Spiritualité a été alourdi. •Ensuite, en corollaire, la remise en question des traductions fautives montre l'état d'esprit des cercles liturgiques romains quand elles ont été approuvées : cet esprit était très semblable à celui qui a présidé à cette réforme, juste avant, ce qui conduit à s'interroger sur d'éventuelles faiblesses des produits de cette réforme. Or, si le sujet était tabou quand le nouveau missel était largement contesté, on sait, qu'utilisé sans altération, il est un authentique moyen de sanctification : on peut donc à présent se demander si la réforme accomplie était bien la meilleure possible. •Enfin si les traductions sont révisées au point de mériter leur nom de traductions, plutôt que d'adaptations, le Centre national de Pastorale liturgique (CNPL) ne pourra plus exiger sur ses publications les droits d'auteur, qui sont cinq fois supérieurs à ceux d'un traducteur. On cesserait donc de ponctionner les communautés catholiques au profit des revues de liturgistes qui prennent leurs distances avec des pans entiers de la foi catholique et de la spiritualité romaine. Et ce trafic est particulièrement odieux envers les communautés francophones des pays pauvres. Un espoir : Cependant les nouvelles tra¬ductions, en anglais, ont été promulguées. Nos évêques se sont déjà penchés sur le Pater (« ne nous soumets pas... ») et le Credo («consubstantiel»). Une commission secrète est-elle à l'œuvre pour le reste ? C'est à souhaiter, mais alors il faudrait en avertir le peuple chrétien, pour qu'il évite d'investir dans des missels qui seraient périmés à brève échéance. Sinon, nous sommes en présence d'une désobéissance caractérisée. * * * * * * * Note : Dans un Entretien sur « L'imposture des traductions liturgiques » réalisé par l'abbé Claude Barthe et Valérie Houtart, publié dans l'Homme Nouveau du 7 décembre 2003; le Père Pellabeuf disait déjà en 2003 : (...) La tradition de l'Eglise est aujourd'hui attaquée : on veut juger la Révélation selon les critères du monde, alors que c'est le contraire qu'il faut faire. Il faut purifier les cultures à la lumière de la Révélation. Un endroit où cette erreur se manifeste particulièrement est celui des traductions liturgiques. Le Cardinal Arinze, un Nigérian, préfet de la congrégation pour le culte divin, a dit que les traductions en français sont idéologiques. Un document du dicastère du Culte divin, il y a trois ans, Liturgiam authenticam, avait pour thème principal : l'Eglise approuve les langues locales, dans la liturgie, mais les traductions, dans le rite latin, doivent être fidèles au texte originel latin. La directive générale est celle-ci : toutes les traductions faites il y a trente ans doivent être révisées de telle sorte qu'elles soient vraiment fidèles au texte originel. Il est vrai que dans certaines langues, il est très difficile de faire une traduction littérale. Mais on ne doit pas admettre des traductions idéologisées. Choisissons deux thèmes où cela est bien visible : celui du sacerdoce et celui de l'âme. A propos du « sacerdoce » : A la fin de l'offertoire, en latin, le prêtre dit un beau verset qui, avec son répons, exprime tout un aspect de la théologie du sacerdoce : « Orate, fratres, ut meum ac vestrum sacrificium acceptabile fiat apud Deum Patrem omnipotentem. - Suscipiat Dominus sacrificium de manibus tuis, ad laudem et gloriam nominis sui, ad utilitatem quoque nostram totiusque ecclesiae suae sanctae. » « Priez mes frères, afin que ce sacrifice mien et vôtre soit rendu acceptable auprès de Dieu le Père Tout Puissant. » - « Que le Seigneur reçoive par vos mains ce sacrifice pour l'honneur et la gloire de son nom, pour notre utilité et pour celle de toute sa sainte Eglise. » On voit dans ce passage que le prêtre a un rapport particulier au sacrifice du Christ, sacrifice qui est rendu présent et actif à la messe. C'est par les mains du prêtre qu'il est offert, sans que les fidèles soient étrangers à ce sacrifice. Or cela est gommé en français : « Prions ensemble, au moment d'offrir le sacrifice de toute l'Eglise. - Pour la gloire de Dieu et le salut du monde. » On ne dit plus en français que c'est par les mains du prêtre que le sacrifice est offert, mais on souligne qu'on prie ensemble et que le sacrifice est celui de toute l'Eglise. Ce n'est pas ce que dit le texte latin, qui est plus précis sur le rôle propre du prêtre. Pire : dans la prière d'offertoire du 16ème dimanche du temps ‘ordinaire', il est dit en français que le Seigneur reçoit le sacrifice « des mains des fidèles » ! Or le mot ‘main' ne figure même pas dans le latin à cet endroit. Il y a donc chez le traducteur une volonté constante de diminuer le rôle du prêtre, et il ne faut pas s'étonner que dans ce contexte les vocations soient si rares en France. A propos du mot « âme ». Avant de communier, vous dites « ... ut... sanabitur anima mea. » En français vous avez : « ... et je serai guéri. » Or le mot âme figure dans les listes de mots que l'Eglise demande de traduire avec le plus grand soin. Ces listes se trouvent dans le document romain « Liturgiam authenticam » de 2000. Il y a là encore une idéologie qui se manifeste chez le traducteur : certains théologiens protestants ont imaginé que le concept d'âme ne figure pas dans la Bible. Le Cardinal Ratzinger, avant d'être Pape, a pourtant bien réfuté cette erreur, dans son livre sur l'au-delà (La mort et l'au-delà, 1994, pp 111ss.). Il n'empêche, la fausse traduction supprime le mot âme. Le cardinal constatait : « L'idée que parler de l'âme n'est pas conforme à la Bible s'est imposée à tel point que le nouveau ‘Missale Romanum' de 1970 lui-même bannit de la liturgie des morts le mot ‘anima', qui a également disparu du rituel des funérailles. On voit là pourquoi les autorités liturgiques romaines de l'époque ont accepté des traductions gravement fautives : elles allaient dans le même sens que ce à quoi les poussaient leurs convictions. Mais comment, dira-t-on, en est-on venu à ce point qu'une doctrine tenue pour assurée pendant deux millénaires a-t-elle pu être balayée d'un seul coup ? Mais je vous l'ai déjà dit : en France on fabrique des matérialistes. On comprend du même coup pourquoi tout ce qui compte dans le microcosme des liturgistes officiels français est hostile à la révision des traductions : c'est qu'elle remet en question les présupposés des rénovateurs de la liturgie) Il faut souhaiter que tout cela soit rectifié sans attendre. (Ndlr : cette interview était en 2003. En 2011, le Père Pellabeuf, dans son article publié ci-dessus, se réjouit que la révision avance enfin, lentement... d'abord dans les pays anglo-saxons)

Date de création : 03/01/2012 00:00
Dernière modification : 03/01/2012 21:42
Catégorie : Information


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