Préparons, en octobre, le
200ème Rosaire pour
la vie
Communiqué de la
Coordination Internationale des Rosaires pour la Vie,
Sanctuaire
St Joseph du St Sauveur, 26600, Chantemerle les Blés.
Tél. : 04 75 07 92 54
* * * * * * *
Les Rosaires pour la vie ont été
inventés par les Scouts et Guides Equestres lors du Rassemblement Mondial de la
Jeunesse autour de Jean-Paul II, en
1991, à Czestochowa.
Ce petit mouvement scout français
était familier de ce genre de rassemblement, et à cheval (!), puisqu'ils avaient
déjà participé ainsi à celui de St Jacques de Compostelle en 1989.
Voir les photos à la rubrique
"reportages" de http://www.lunivers.info
Pour le rassemblement de 1991,
ils avaient décidé de précéder la venue de Jean-Paul II par un chemin de croix de 140 Km, en "réparation
des crimes contre l'humanité depuis la conception".
Un chemin de croix jusqu'à Czestochowa depuis la cellule du Père
Kolbe à Auschwitz, le 14 août, pour le 50ème anniversaire, précisément,
de la mort du Père Kolbe.
Pour préparer ce chemin de croix,
les scouts firent une neuvaine depuis leur camp équestre en Pologne.
Et cette neuvaine comprenait la
méditation des Rosaires pour la Vie, écrits pour une part (les mystères joyeux)
par le Frère Thérond et pour l'autre, pour la circonstance, par les scouts
eux-mêmes.
Au retour de Pologne, il n'était
même plus question de continuer ces méditations car le combat pro-vie
continuait comme avant, en différentes directions:
* les uns proposant d'imiter les
opérations "rescue" des pro-life américains, ce qui était
irréalisable en France faute d'effectifs susceptibles de pouvoir occuper
plusieurs jours de suite les centres d'avortement.
* d'autres, se limitant, avec la Trève de Dieu de Mme Fontana, à occuper
partiellement et temporairement, sans prier, des centres d'I.V.G.
* d'autres encore, avec SOS Tout Petits du Dr Dor, agissaient avec douceur puisqu'ils se limitaient à prier dans le hall des hôpitaux en
attendant que l'équipe d'avorteurs accepte de
venir dialoguer.
Tout ceci n'était pas performant
car la tension des opérations rescue ou de la Trève de Dieu restait présente
dans les esprits même dans les opérations pacifiques et priantes du Dr Dor.
Sur le plan historique, il est
intéressant de souligner que l'opposition à la culture de mort, en France, fut
expérimentale.
Constatant les différentes formes
d'expériences ci-dessus, l'APMRV, l'Association Professionnelle des Médecins
Respectant la Vie, arriva à la conclusion qu'il fallait, pour un temps du
moins, être encore plus doux: ne pas
occuper, même un hall d'hôpital, et même en se limitant à la prière.
D'où une nouvelle expérience : "l'opération des avocats - pèlerins".
Elle consistait à demander
rendez-vous aux médecins chefs de service d'avortement, pour les "avocats" (deux ou trois personnes seulement), et de
rassembler un groupe d'amis, à l'heure du rendez vous, non pas à l'hôpital mais
en cathédrale, pour y prier.
L'idée vint naturellement de
méditer…le "Rosaire pour la vie" des petits scouts équestres.
C' était faire un acte de foi en
la force du chapelet.
De fait, les avocats des enfants
à naître étaient accueillis sans crispation par les chefs de service, rassurés
sur la non occupation de leurs locaux, et le dialogue pouvait s'ouvrir.
L'équipe des trois avocats
changeait dans chaque ville: deux locaux plus le Dr Villette pour faire le lien
et la synthèse finale.
C'est ainsi que les premiers
Rosaires pour la Vie en France eurent lieu, successivement, et sans que l'on pense à les institutionnaliser, à
Clermont-Ferrand, Limoges, Périgueux, Angoulème, Aurillac et Le Puy.
L'expérience s'arrêta au Puy car
les résultats dépassèrent les espérances au point d'arriver sur une
"impasse".
En effet, les médecins avorteurs
de chaque service visité témoignèrent tous de leur dégoût pour leur
"travail" et ils exprimèrent leur
désir de collaborer avec des antennes pro-vie locales, afin de dissuader
les femmes d'avorter et pour les aider pendant et après leur grossesse.
Magnifique.
Mais en quittant les médecins
avorteurs et en rejoignant les amis priant en cathédrale pour leur annoncer la
bonne nouvelle, les avocats des enfants à naître se trouvèrent devant un
problème imprévu: aucun des groupes d'amis priant en cathédrale n'était capable de créer ces antennes pro-vie souhaitées par
les médecins avorteurs!
Tout simplement par manque de "générosités compétentes"!
Inutile donc de s'acharner dans
cette expérience.
Le Dr Villette arrêta donc sa
tournée "d'avocats-pèlerins"et proposa le seul maintien de la prière
en cathédrale, puisque c'était ce qui
restait de positif de l'expérience des avocats-pèlerins, avec, parmi les
intentions de prière, celle pour que se révèlent les "générosités
compétentes" permettant de répondre à l'attente pro-vie des médecins avorteurs.
Du coup le Rosaire pour la vie
inventé par les petits scouts en Pologne, se devait d'être dit dans toutes les
cathédrales, là où est l'évêque, pour maintenir le témoignage, et il fallu
choisir un jour dans le mois, puis une heure standard afin de pouvoir rejoindre
facilement lors de déplacements.
Le 1er samedi fut vite
choisi, en référence à Fatima et en recommandant d'ajouter au Rosaire, la
confession et la communion réparatrice.
L'heure oscilla quelques
temps de 18 à 17 H, heure standard
actuelle, qui comporte des exceptions, visibles sur http://www.rosairepourlavie.org ,
site créé par la suite.
C'est donc tout à fait empiriquement que les Rosaires pour la
Vie furent institutionnalisés, petitement, en mars 1992, avec le développement
que l'on connaît.
Mars 1992- octobre 2008: deux cents
mois et donc 200 rosaires pour la vie en tant que tels et non plus comme
partie de neuvaine préparatoire à un chemin de croix ou comme partie
d'opérations locales "avocats-pèlerins".
Aujourd'hui, on ne peut qu'être admiratif de la persévérance des
petits groupes, qui se sont créés dans quasiment toutes les cathédrales de France (voir les N°
de téléphone des responsables locaux sur http://www.rosairepourlavie.org ).
Persévérance remarquable car les
participants ne sont pas nombreux localement et, humainement, ce n'est
évidemment pas encourageant !
Au total cela fait certes
quelques milliers de personnes qui bougent tous les mois, dans toute la France,
depuis 1992, mais, réparties dans toutes les cathédrales cela ne fait pas
beaucoup de monde dans chacune d'elles.
Cette faiblesse, au local, souligne,
par sa persévérance, la dimension
spirituelle.
Celle-ci étant prouvée, ne peut-on espérer, à vue humaine (!), donc
sans être dépités si notre vue ne correspond pas à celle de Dieu, que
les groupes s'étoffent enfin, amplifiant le témoignage au cœur des diocèses
et donc confortant nos évêques dans leurs propres témoignages de fidélité aux
propos de nos Papes contre la "culture de mort".
Par exemple: quels sont les
évêques qui ont relayé les propos de Benoît XVI pour les 40 ans d' Humanae Vitae?
Ne parlons pas des prêtres, qui
sont trop souvent "du monde" et de la presse en général, celle-ci
préférant relayer les 60 associations se prétendant "catho" tout en
contestant précisément les propos de Benoît XVI sur cette encyclique mémorable
condamnant toute forme de contraception.
C'est surtout par l'absence de
défenseurs du "bien" que se propage le "mal".
Il n'est donc pas indifférent, spirituellement…et humainement, de
"serrer les rangs", tous les premiers samedis de chaque mois,
lors du Rosaire pour la vie dans les cathédrales.
Et, en s'étoffant, tous ces
petits groupes pourront peut-être engendrer les fameuses "générosités
compétentes", susceptibles de reprendre, localement, le dialogue
avec les médecins avorteurs afin d' aider, localement, les futures
mamans à garder leurs bébés!
Finalement, l'existence des Rosaires pour la Vie souligne, non pas
la perversité des avorteurs, prêts à arrêter le massacre, mais la faiblesse de ceux qui disent refuser la
culture de mort et qui ne font rien pour sortir de leur confort
intellectuel en allant sur le terrain et en
pratiquant:
- le rosaire pour la vie mensuel (un minimim)
- la charité envers les femmes et …les médecins
avorteurs, en acceptant de devenir des générosités "compétentes"
(se former pour aider)
- l'adoption spirituelle d'enfants en gestation (nous
en parlerons dans un prochain article).
Faut-il rappeler que le mois d'octobre est le mois du Saint Rosaire?
Rendez vous donc le 1er samedi
d'octobre dans nos cathédrales.
Peut-on espérer qu'en ce mois du Saint Rosaire,
les Rosaires pour la Vie atteignent leur maturité?
Oserons nous imaginer, avec un peu de
Foi, d'Espérance et de Charité, ce qui peut changer au "beau royaume de France" (et dans le Monde par la
France), si tous nos "amis" se
mobilisent pour remplir nos cathédrales?
N'est-ce pas à leur portée?
Ils n'on rien d'autre à faire qu'à rejoindre ce qui EST.
199ème Rosaire pour la Vie:
le 6 septembre
200ème Rosaire pour la Vie:
le 4 octobre.
Voir http://www.rosairepourlavie.org
Haut les cœurs.