Actualité brûlante!
« LISBONNE »
VIA DUBLIN ET TRIPOLI
LES DÉFAITES DU PROJET EURATLANTIQUE
Par Jean-Michel Vernochet
le 10
juin 2008
Alors que le sort de la ratification du Traité de Lisbonne se joue le 12 juin en
Irlande à l’occasion d’une consultation référendaire, le Président
américain, sous couvert d’une visite d’adieu en Europe, s’est employé ces
derniers jours à «faire avancer le dossier iranien » en Europe… Autrement dit et
en clair, M. Bush, en fin de parcours, s’est essayé à « vendre la guerre » à ses satellites du Vieux Continent, de Ljubljana
à Belfast via Berlin, Rome, Paris, Londres…
Est-ce
tout à fait un hasard d’ailleurs si c’est à Belfast que s’achèvera la tournée
européenne du président américain ? Que motive cet intérêt pour la verte
Erin ? Bien sûr Belfast n’est pas Dublin, mais que l’on se rassure :
si d’aventure les Irlandais se montrent réticents à s’engouffrer dans la
construction européenne telle qu’imposée par les oligarchies européistes (une
construction qui n’est pas autre chose que le mince cache-sexe d’une fusion
euratlantique à venir), le dérisoire
obstacle d’un vote négatif irlandais serait aussitôt contourné… Si cela est
craint, ce n’en est pas moins une sérieuse hypothèse de travail et un obstacle
a priori surmonté … Il en va ainsi de la volonté populaire dont il n’est tenu
compte que lorsqu’elle ne se cabre pas, c’est-à-dire lorsqu’elle coïncide
exactement avec les desiderata et les agendas des nomenklaturas néo-libérales.
Une
telle visite du maître américain - sur le départ certes, mais en gardant à
l’esprit que ce ne sont pas les hommes s’agitant sur la scène médiatique qui
décident des politiques, surtout aux É-U où les mêmes intérêts, les mêmes
groupes de pression, continueront d’être actif après le départ de leur
catastrophique homme de paille – ne doit cependant pas être interprétée trop
vite comme l’une des dernières pirouettes d’un pouvoir déliquescent… Car le
destin des peuples se joue et se noue dans la coulisse. Pendant que leurs
médias nationaux distraient l’attention des Français avec des fadaises style
« mariage cassé pour non-virginité de l’épouse », le rouleau
compresseur des grands desseins géostratégiques continue de progresser sous nos
yeux, mais sans que la foule des
anonymes, le vulgum pecus, la
masse ignorante, vous et moi, n’en puissent avoir la moindre idée…
Par
exemple the Greater
Middle East Initiative, le « Projet
Grand Orient » de l’Atlantique à l’Indus, dont « l’Union pour la
Méditerranée » n’est à l’évidence qu’un sous-ensemble… Qui en
parle vraiment ? Qui en explique les tenants et aboutissants ?
Or,
l’intégration de l’espace maritime méditerranéen qui nous concerne au premier
chef, est déjà largement engagé grâce à un maillage sécuritaire serré par la
VIe Flotte américaine et au moyen d’accords stratégiques croisés passés entre
la plupart des États arabes riverains de la Méditerranée, la Turquie et Israël
dans le cadre du dispositif Otan Active
Endeavour qui se met en place en octobre 2001 et du Dialogue
méditerranéen – on appréciera la
dénomination de « Dialogue » pour des partenariats en matière de
sécurité ! - instauré ou encore depuis 1995, par le truchement de l’UE, à
travers le Processus de Barcelone.
Accessoirement,
on mesurera à l’aune de cette réalité diplomatique et sécuritaire
Otan-UE-Maghreb-Machrek, les réticences affichées à participer à Paris le 13
juillet au lancement officiel de l’Union pour la Méditerranée aux côtés de M.
Olmert, Premier Ministre israélien, notamment de la part de MM. Bouteflika et
Khadafi dont la collaboration avec l’État hébreu s’est singulièrement accrue
depuis 2006 - voir la dernière sortie de M. Khadafi - lorsqu’on sait qu’Algérie
et Libye ont, sous l’égide de l’Otan,
participé du 8 au 22 avril de cette année, et aux côtés des bâtiments de guerre de la VIe
Flotte, à l'opération Phoenix Express 2008…
Ainsi
l’unification sous la houlette de l’Amérique-monde, de l’espace
euroméditerranéen, puis par la suite sans doute eurafricain – un autre projet
de la Présidence française - sont des constructions ou des utopies dont les
conséquences prévisibles ne sont guère enthousiasmantes pour personne : ni
pour les Européens ni pour les Africains du nord et du Sud… Il est clair que
l’Union pour la Méditerranée viendrait
marcher sur les brisées d’organisations du Sud telles la Ligue arabe ou
l'Union africaine, ce dont M. Khadafi semble en effet
avoir pris une conscience tardive et quelque peu tartuffesque, le 10 juin lors
d’un sommet arabe restreint à Tripoli ! Le cheval renâcle devant l’obstacle…
Reste donc à savoir si l’UPM est un projet mort-né ?
Il
faudrait ajouter que bien peu ne semblent avoir trouvé étrange que M. Sarkozy, dès les premiers jours de son
mandat présidentiel, se soit précipité pour mettre en branle, cela sans aucune
apparence de nécessité prioritaire, les projets Euromed et Eurafrique (ce
dernier, pour l’heure, mis en attente), alors même qu’en matière de
consolidation européenne proprement dite (sécurité intérieure et extérieure,
sécurité énergétique, sanitaire et alimentaire) tout restait encore à
faire ! Une Europe précisément sans Défense au moment où les tensions avec
la République islamique d’Iran se ravivent et alors que les armées des états
membres de l’UE ont été dissoutes ou réduites a quia, c’est-à-dire sans autre
défense pour le présent que celle de l’Organisation du Pacte atlantique,
l’Otan, sous haut commandement américain… Faut-il une autre preuve de la
vassalisation, voire de la servitude,
d’une Europe combattant aujourd’hui en Afghanistan au service de Washington
dans un conflit à l’issue et à l’intérêt plus que douteux ?
Last
but not least, quatre jour après la ratification irlandaise, le 12 juin - si
importante pour M. Bush - doit intervenir un autre fait d’une importance
capitale et qui éclaire l’ensemble des grandes manœuvres dont la zone
Europe-Méditerranée est actuellement le théâtre : le 16 juin à
Luxembourg, conseil des ministres des affaires
étrangères des Vingt-Sept devrait entériner un partenariat avancé avec Israël. Cela
signifie une intégration quasi complète au sein du marché unique, dans
les institutions européennes avec la participation des ministres israéliens
dans les conseils européens et d'experts dans
tous les programmes et groupes de
travail, « ce qui équivaudrait à
conférer à l'Etat juif un statut de quasi-membre de l'UE » comme le
soulignait le monde dans son édition du 7 juin.
La chose s’est préparé dans le
silence feutré des chancelleries car apparemment rien n’avait filtré dans la
grande presse – les archives du quotidien Le
Monde sont muettes en 2007 sur cette question - histoire de mettre l’opinion devant le fait
accompli. Nous avons ici une preuve supplémentaire que les vraies décisions, celles qui engagent le destin des nations ne sont
pas connues du public, qu’elles sont soigneusement tues… Comme fut caché, dès
l’origine, au début des années 40, les finalités réelles de la construction
européenne… des objectifs pas très éloignés de ceux qui président
aujourd’hui à la Greater Middle East Initiative : démembrer des États
souverains et créer des entités fédérales sur des bases communautaristes… un
prolongement et une amélioration substantielles de l’accord secret Sykes-Picot
passé le 16 mai 1916 entre la France, la Grande-Bretagne et la Russie, lequel
organisait le partage des dépouilles de l’Empire ottoman...
Est-ce aussi pure coïncidence
si la tournée de M. Bush a démarré par la Slovénie là où justement, en avril
dernier, se tint la commission chargée de finaliser cette discrète entrée de
l’État hébreu dans la communauté des Vingt Sept ? On comprend mieux alors
la hâte de M. Sarkozy à réaliser cette Union pour la Méditerranée si l’on
considère avec un peu de recul, et dans son ensemble, l’échiquier
géostratégique proche-oriental…
Au final, ce ne sont
vraisemblablement pas les objurgations du Premier ministre palestinien, M.Salam
Fayyad, par lesquelles il tente de détourner ses homologues européens d’une
telle décision lourde de conséquences puisqu’à travers elle l’Union deviendra
partie prenante des conflits présents et à venir de l’une des régions les plus
chaudes, politiquement et militairement parlant, de la planète. Très modéré
parce que tributaire de l’aide Européenne, le Premier ministre palestinien
demande qu’au moins cette entrée soit soumise à condition, à savoir « qu'Israël se conforme aux lois
internationales et aux droits de l'homme, y compris par le gel de la
colonisation »… En vérité l’intégration à marche forcée de l’espace
géopolitique euroméditerranéen qui s’opère en ce moment même sous nos yeux,
rien ne semblant devoir l’arrêter, se fera par conséquent au nez et à la barbe
de tous, Européens et Musulmans qui n’en pourront mais !
JMV - 10 juin 2008
Dernier ouvrage publié : « Manifeste pour une Europe des
Peuples ». Éd. du Rouvre
* * * * * * *
L’EUROPE POLITIQUE
& LE TRAITÉ DE LISBONNE
Par Jean-Michel Vernochet
& Philippe Arondel *
Avec
la ratification du Traité de Lisbonne, l’Union européenne tente laborieusement
de sortir de l’impasse où elle s’est elle-même enfermée… par sa propre faute,
par son obstination à refuser d’entendre la voix de « ceux d’en
bas », celle de l’Europe réelle. Le rejet massif par les peuples français
et hollandais de la constitution est déjà loin, cependant l’Europe
supranationale « cet ensemble
gazeux, incertain et trop dilaté » que stigmatise avec un certain
courage Hubert Védrine dans « Continuer
l’histoire », poursuit obstinément sa marche en avant, aveugle aux
nouveaux défis surgissant, jour après jour, de l’émergence d’un monde de plus
en plus complexe et instable.
Une
Europe soumise aux impérialismes dominant
L’ancien ministre des
Affaires étrangères ne manquait pas non plus de lucidité lorsqu’il écrivait que
« l’Europe ne sait plus qui elle
est, ni ce qu’elle veut ». Un constat de blocage et d’impuissance
que ne compense pas « la seule réussite » dont se prévalent les
tenants d’une Europe juridique et abstraite, sans corps et sans âme, à savoir
« la paix ». Revendiquer la « paix » comme le grand
résultat de la construction européenne, c’est vouloir ignorer que l’Union n’a
pas été absente de certains théâtres de guerre ambigus. Les Balkans en sont un
exemple, où l’engagement européen fut
loin d’être exempt de toute équivoque et passablement marqué par un certain
déficit de transparence. Cela, indépendamment du désir européen d’incarner une
voie dissidente face à la « conjuration » d’ingérences humanitaires
masquant difficilement la réalité des logiques impériales.
C’est également faire l’impasse sur le fait que l’Union,
sous couvert de l’Otan, est aujourd’hui engagée sur le théâtre d’opérations
afghan dans un conflit dont nul ne peut raisonnablement présager l’issue.
D’autres fronts, d’autres crises pourraient s’ouvrir très vite, au Levant en
particulier, dans la confusion « idéologique » et géopolitique la
plus totale, poussant l’Union à s’impliquer dans des conflits périphériques et
chaotiques, à contresens de ses propres intérêts.
Une
indépendance à reconquérir
Est-il encore
possible d’espérer que, face à la montée des périls, l’Europe trouve le courage
et le bon sens, en un mot, la capacité de parler d’une seule voix, de renouer
avec la vision d’une indépendance rejetant, dans un même mouvement, tous les
impérialismes, que ceux-ci soient inspirés par l’intégrisme marchand ou les
sectarismes, voire les fanatismes, religieux ou athées, de
toutes obédiences ? Il est permis, hélas, d’en douter. Lorsque la France
et l’Allemagne se sont opposées en 2003, au nom du strict respect du droit
international, à une guerre d’agression contre l’Irak, les pays séduits par les
sirènes de l’Atlantisme tels la Pologne, se sont désolidarisés d’un choix
dicté tant par la sagesse que par la raison ! Et quoique les événements
eussent donné raison au camp du refus « motivé », l’on continue
encore aujourd’hui même de faire grief à la France de ne pas avoir apporté sa caution hasardeuse à des
aventures armées théorisées dans les
« think tanks » américains
néo-conservateurs, avec d’ailleurs les mirifiques et consternants succès que l’on sait.
A
nouveau, lors du conflit israélo-libanais de juillet 2006,
l’Union européenne a fait la preuve de son impuissance,
tout comme d’ailleurs
le Conseil de Sécurité des Nations Unies,
puisqu’une issue à la crise ne
commença d’être esquissée qu’à
travers le groupe informel du G-8 alors réuni à
St Petersbourg. L’Union européenne porte également
la triste responsabilité de
s’être associée au boycott du gouvernement
palestinien, pourtant élu
démocratiquement sous contrôle de la Communauté
internationale. Attitude qui a
engendré un authentique désastre humanitaire dans la
Bande de Gaza et fait de
la Palestine le lieu d’une guerre civile inexpiable, fratricide,
propice à
terme aux pires dérives partisanes et
« anti-occidentales ». Deux
crises profondément déstabilisatrices
ayant débouché, par un paradoxe qui n’en est pas un, sur un résultat
rigoureusement inverse aux buts recherchés : le renforcement
d’organisations comme le Hamas ou le Hezbollah que l’on voulait écarter, voire
éliminer de la scène politique, et en tout cas désarmer.
Oser
rompre avec un certain mondialisme délétère
À moins d’être
totalement aveugle, l’impasse de l’Union est donc un fait d’évidence et pas
seulement dans le domaine des Affaires extérieures, ceci malgré le mirobolant
projet d’Union pour la Méditerranée ; une initiative française sans doute mort-née tant elle oscille entre l’utopie et
un volontarisme politique de toute évidence irréaliste si l’on considère l’état
réel - situation économique,
sociologique et politique - des pays de la rive sud et orientale de la Méditerranée
et des relations qu’ils entretiennent entre eux.
Or, nous dit encore Hubert
Védrine, il est inutile d’espérer « une
relance de l’Europe si l’on ne tire pas au préalable les leçons du passé »…
sauf bien évidemment si l’on s’obstine à vouloir que la vieille
Europe ne soit plus qu’un « vaste espace méditerranéo-asiatique » !
Et qui le souhaite vraiment si ce n’est une petite poignée d’idéologues,
d’experts médiatiquement autoproclamés dont beaucoup vont puiser l’essentiel de
leur inspiration dans les boîtes-à-penser de Washington, et pour lesquels la
construction européenne est d’abord et avant tout synonyme d’effacement des
souverainetés et des identités, soit le vecteur d’un arasement de toutes les
valeurs enracinées au nom d’un mondialisme sans mémoire et sans visage ?
Le projet de Constitution abrégée et prétendument simplifiée
que les oligarchies au pouvoir en Europe veulent maintenant imposer aux peuples
de l’Union sans débat et sans consultation - car ils craignent plus que tout
l’expression de la volonté populaire, mais est-ce cela la démocratie ? –
incarne l’entêtement de la classe dirigeante européenne à persévérerdans une
voie sans issue.
Des choix qui ne feront
qu’aggraver le divorce déjà existant entre l’Europe réelle, celles des hommes
et des peuples, et leurs « élites » issues des mécanismes complexes,
voire pervers, de la démocratie représentative. Or, dans le contexte actuel de
crise économique internationale et compte tenu des tensions persistantes entre
le camp atlantique et un monde islamique présent à nos portes et dans nos murs,
de plus en plus tenté de rejeter un modèle
occidental qu’on souhaite lui imposer, et dans certains cas par la guerre,
il est à craindre que le volontarisme
dogmatique des eurocrates créera de nouvelles et profondes ruptures que
l’Europe est assurée, à terme, de devoir payer au prix fort...
En
finir avec le néo-libéralisme d’importation anglo-saxonne
Reste qu’il n’est pas
encore trop tard pour essayer, avec l’aide de tous ceux qui ne se résignent pas
au pire, c’est-à-dire à la soumission de la vieille Europe aux diktats de la
pensée unique d’inspiration anglo-saxonne, de rendre viable, de redonner vie à
un projet d’organisation commune s’efforçant de faire la synthèse entre les
impératifs de la justice sociale et de l’efficacité économique ; soit le
ferme refus de la société du tout
marchand, autrement dit l’idolâtrie de la marchandise et de la
marchandisation du lien social qui accompagnent l’essor incontrôlé de la
modernité industrielle. La vérité oblige à dire que cette synthèse n’aura de
chance d’être autre chose qu’un vœu pieux à la seule et expresse condition que
l’on rompe définitivement et sans états d’âme, avec le néo-libéralisme
mortifère qui inspire ce que l’on appelle par antiphrase et malheureusement
sans ironie, la « politique
économique » de l’Union !
L’Europe ne sera donc l’Europe que si elle parvient à
trouver la ressource morale de s’émanciper des dogmes monétaristes et du délire
libre-échangiste à sens unique, pour devenir
de cette façon un espace exemplaire de liberté et de prospérité
dans l’intérêt immédiat des Européens
mais également dans celui de ses voisins, et parmi eux, bien entendu, ceux du
Maghreb et du Machrek, ou encore ceux de l’Afrique sub-saharienne.
C’est ce que les hommes qui
font l’Europe - en particulier tous les laissés-pour-compte d’une
globalisation financière sans foi ni loi - attendent d’une organisation
communautaire. Les Européens souhaitent en effet profondément que leur soit
enfin offerte la possibilité, via un
modèle social adéquat, car protecteur des conséquences d’une déréglementation
et d’une dérégulation irresponsable des marchés, de retrouver la maîtrise de
leur existence et de leur destin … Un modèle social exemplaire qui pourra alors
peut-être nous envier le reste monde…
L’Europe ne pourra en fin de compte reconquérir les cœurs et
les esprits que par une rupture historique avec toutes les dérives
ultralibérales, lesquelles nourrissent les crises internes ou périphériques et
une instabilité internationale croissante alors que la planète devrait plutôt
maintenant unir ses talents et ses moyens pour affronter les conséquences des
changements climatiques et préserver de toute urgence la diversité du vivant
aujourd’hui gravement menacée.
De ce point de vue, en raison même d’un long passé trois
fois millénaire, l’Europe, dont
l’existence précède de loin la fausse idée que s’en font les européistes, doit à présent se
réapproprier cet essentiel « souci
de l’âme » que le penseur tchèque Jan Patocka avait placé au centre de
son combat contre tous les impérialismes ; un combat au service d’une
humanité de plus en plus asservie aux mirages périlleux d’un économisme
conquérant, négateur de l’homme et destructeur de sa dignité et de ses
libertés.
Philippe Arondel & Jean-Michel Vernochet
* Philippe Arondel, essayiste,
économiste, membre du Club Ulysse et ancien conseiller de Jean-Pierre
Chevénement.
Écrivain et journaliste, Jean-Michel Vernochet est le
fondateur de l’Association “Terre
Future”.
°°°°°°°°°°°°°
“MANIFESTE POUR UNE EUROPE DES PEUPLES”
Sous la direction de Jean-Michel Vernochet
UNE AUTRE
VISION DE L’EUROPE
Maurice Allais - Philippe Arondel - Robert Charvin - Christophe
Beaudoin - Nicolas Dupont-Aignan -
Pierre-Marie Gallois – Olivier Gohin - Pierre Hillard – Édouard Husson
– Jacques Laigneau - Pierre Leconte – François Lucas - Anne-Marie Le Pourhiet - François Morvan - Jacques Myard –
Henri Paris
27 € 384 pages - Éditions du Rouvre - 1,villa Gagliardini 75020 Paris