Espace ecclésial et liturgie au Moyen-Age
Ouvrage collectif sous la direction d'Anne Baud
381 pages illustrées en couleur, Prix : 46, 50 port compris.
A commander à la Maison de l'Orient Méditerranéen
7 rue Raulin, 69365 Lyon CEDEX 07
Anne Baud est maître de
conférence en archéologie médiévale à l'Université Lumière-Lyon 2 et elle est membre
de l'UMR 5138. Elle mène des recherches sur l'organisation monastique au
Moyen-ge et sur l'architecture religieuse.
Cet ouvrage vient à point pour
mieux comprendre toutes les manifestations de « Cluny 2010 » à
travers l'Europe et notamment le colloque international, accessible à tout
public, du 9 au 11 septembre à Cluny, sur Le monachisme et l'émergence d'une
société féodale.
Ce livre est le résultat des
travaux du colloque de Nantua, en 2006, qui a réuni des chercheurs
(archéologues, historiens ou historiens de l'art) travaillant sur des thèmes
communs ayant trait à l'organisation de l'espace ecclésial et à la liturgie au
Moyen-ge.
Les interventions mettent en
évidence l'étroite relation qui existe entre le bâtiment, le décor sculpté et
peint, et la liturgie.
Posant la question de
« l'espace médiéval », les chercheurs s'intéressent aux lieux et à
leur fonction en tenant compte du contexte historique et de l'évolution des
rites au cours des siècles.
Nova et vetera : ce bon
vieux principe est bien sûr toujours d'actualité dans l'Eglise catholique et la
liturgie moderne a beaucoup à prendre de celle du Moyen-ge pour retrouver le
sens du sacré dans le monde d'aujourd'hui et réussir son « virage à
180° », pour reprendre l'expression du cardinal Cañizares
dans son interview publiée sur ce site le 19 juillet.
Rappelons sa conclusion: Nous avons besoin
d'une nouvelle initiation au Christianisme. Y compris pour les enfants et les
jeunes. Une initiation à la liturgie ne consiste pas à savoir quelque chose sur
la célébration, bien que cela soit, bien entendu indispensable, au sens
théologique et doctrinal. Les jeunes et les enfants doivent assister à des
liturgies célébrées très dignement et qui soient totalement empreintes du
mystère de Dieu et dans lesquelles chacun se sache impliqué. Participer
activement ne signifie pas faire quelque chose, mais entrer dans l'adoration
et dans le silence, dans l'écoute et dans la demande et dans tout ce qui
constitue vraiment la liturgie. Tant que cela ne se fera pas, il n'y aura pas de renouvellement
liturgique. Nous devons opérer un virage à cent quatre-vingts
degrés. La pastorale des jeunes doit être un lieu où se produit une rencontre
avec le Christ vivant dans l'Église. Là où Jésus Christ apparaît comme un
personnage d'hier, il ne peut y avoir de formation liturgique ni de
participation active. Tant que l'on n'aura pas repris conscience de la
présence du Christ vivant, ce renouveau si impératif ne se produira
pas. »
La
connaissance de l'espace ecclésial et de la liturgie au Moyen-ge, à l'époque où les moines de Cluny ont « fait l'Europe chrétienne » n'est donc
pas indifférent...